Statistique importante dans l’analyse de données, le taux de rebond est lié au comportement du visiteur.

Si vous êtes un utilisateur régulier ou occasionnel d’outils de type Google Analytics, sans doute avez-vous croisé le terme de taux de rebond. Mais savez-vous précisément de quoi s’agit-il ?

 

I – Qu’est-ce que le taux de rebond :

Avant de parler véritablement de ce qu’est le taux de rebond, commençons par rappeler quel est le comportement d’un visiteur. Celui-ci arrive sur une page d’un site, il y reste un certain temps et ensuite il peut avoir deux réactions : soit il va sur une autre page du site, soit il quitte le site.

Le taux de rebond représente le pourcentage de visiteurs quittant le site. Il s’agit donc d’une donnée importante, puisqu’elle permet de mesurer l’intérêt des visiteurs pour la page sur laquelle il arrivent et pour le site.

 

II – Les valeurs du taux de rebond :

Dans les extrêmes, un taux de rebond de 0 % est parfait puisque cela signifie que tout visiteur arrivant sur la page reste sur site et va consulter au moins une autre page. Inversement, un taux de 100 % est très mauvais, signifiant que tous les visiteurs ne vont pas plus loin que la page où ils sont arrivés.

Dans la pratique on sait que les visiteurs naviguent très vite d’une page à l’autre, surtout quand ils font des recherches. On considère donc qu’un bon taux se situe entre 20 % et 50 %.

Cependant, tous les sites ne sont pas du même type, ainsi pour un site de vente en ligne, le taux de rebond doit être dans les taux les plus bas possible, car plus le taux est haut, plus cela signifie que non seulement le visiteur n’est pas resté, mais qu’en plus il n’a rien acheté. Pour les blogs et sites à contenu, on estime le taux correct entre 60 % et 80 %.

 

III – Analyse plus pécise du taux de rebond :

Juger de la qualité de son taux de rebond dépend donc du type de site que l’on a, mais pas seulement. Quand certains sites à contenu ont un taux élevé, on peut penser cela mauvais. Cependant cela ne l’est peut-être pas complètement.

Pour en juger il faut regarder, le temps moyen que les visiteurs restent sur la page. S’ils y restent un temps assez long, cela signifie qu’ils s’attardent sur la page et en lisent le contenu. Le taux de rebond montre qu’ils ne vont peut-être pas plus explorer, mais que la page sur laquelle ils sont arrivé a captivé leur attention. Ils ont donc peut-être trouvé ce qu’ils cherchaient et sont satisfaits.

Certes, avec un meilleur taux de rebond et donc le fait que les visiteurs aillent consulter d’autres pages ne serait que mieux. Cependant, la note est bonne puisque la page sur laquelle ils sont arrivés a joué son rôle principal. Donc si certaines choses sont encore à travailler, il ne faut pas s’alarmer, les choses ne sont pas mauvaises.

 

IV – Améliorer son taux de rebond :

Dans tous les cas, essayer de faire baisser son taux de rebond est une bonne chose et il y a des solutions, touchant au référencement (SEO), à la rédaction et à l’expérience utilisateur (UX).

  • 1. Le SEO : il doit correspondre au contenu, pour que le visiteur trouve bien sur la page ce que le lien lui indiquait et également ce qu’il cherchait. Sinon il ne reste pas, non satisfait de ce qu’il y trouve. Il en va de même pour les sites apportant des visites sur la page, il faut s’assurer que les liens soient fait correctement (en vérifiant que le liens renvoie sur la bonne page du site et s’il y a une description du lien qu’elle soit bonne).
  • 2. Les pages déplacées ou supprimées : il n’y a rien de pire que d’arriver sur une page n’existant plus ou déplacée, cela fait quitter immédiatement le site, rares sont les visiteurs qui vont tenter de chercher la page. Il faut donc soigner ses redirections 301 et sa page 404.
  • 3. Un contenu de qualité : une page bien organisée, bien écrite, claire, si le visiteur trouve cela mauvais, rien ne va l’inciter à aller plus loin.
  • 4. Les liens internes : mettre dans les textes des liens amenant à d’autres pages du site. Sans toutefois exagérer leur visibilité. Ils doivent être présents, visibles mais pas intrusifs au point de donner au visiteur l’impression que vous voulez le pousser à cliquer dessus.
  • 5. Les liens sortants : on conseille souvent pour ce type de lien (vers d’autres sites), d’utiliser l’attribut blank (et jamais dans une pop up), afin que quand le visiteur clique dessus, cela ouvre la page dans un nouvel onglet. Personnellement, je préfère toujours laisser le choix aux visiteurs. Par rapport à il y a quelques années, ils savent très bien désormais ouvrir ce qu’ils désirent dans un nouvel onglet. Je mets donc les liens externes en rapport avec la page à part, signalant par la simple mention « Lien externe » que cela mène à d’autres sites. Une méthode que l’on retrouve par exemple par Wikipédia, qui en plus des liens internes dans le texte, propose en fin d’article deux rubriques : une « liens connexes » vers d’autres pages de Wikipédia en rapport et une « liens externes ».
  • 6. Design : clair, cohérent pour être agréable à l’oeil, pour éviter tout rejet immédiat de la part du visiteur.
  • 7. La navigation, les liens récents : des menus clairs et visibles pour que le visiteur sache rapidement comment se déplacer et où il est (page active signalée, fil d’ariane). Des liens vers les derniers articles, commentaires.
  • 8. Les publicités : faire attention à l’emplacement des encarts publicitaires, qui ne doivent pas être trop nombreux (les visiteurs n’aiment pas) et être bien placés afin de générer des revenus, mais ne pas prendre le pas sur les menus, liens et contenu.
  • 9. Comptabilité : faire en sorte que le site soit compatible sur tous les navigateurs et supports dont le mobile, via une réalisation en responsive design (s’adaptant aux écrans) ou une application mobile. Les visiteurs naviguent de plus en plus via leurs mobiles et il faut en tenir compte, car si le site n’est pas compatible, ils ne resteront pas dessus.
  • 10. Vitesse de chargement : optimiser le site pour qu’il se charge le plus rapidement possible. Si un site est long à se charger, les visiteurs le quitteront peut-être avant même la fin du chargement de la page.